Jeanne Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, favorite de Louis XV

 

  Née à Paris le 29 décembre 1721, elle est la fille d’un écuyer du Régent, également commis des frères Pâris, et de Louise-Madeleine de La Motte. De cette union naît également un fils, Abel, en 1725.

  Elle passe quatre années de son enfance au couvent de Poissy, décision de son père. Sa mère vit avec un fermier général, son amant, qui apporte à Jeanne-Antoinette un éducation raffinée et un goût prononcé pour les arts et les lettres. On lui prédit dans son enfance qu’elle sera un jour favorite royale. Plus tard, elle fera tout pour l’être.

  C’est eux qui décident de marier Jeanne à un des neveux et héritier de l’amant de sa mère, Charles-Guillaume Le Normand d’Etioles. Le mariage a lieu e 1741. Jeanne met au monde un fils qui ne vécut pas, puis une fille, Alexandrine, le 10 août 1744, qui mourut à dix ans.



  Jeanne vit le roi Louis XV, qu’elle désirait absolument rencontrer, dans l’été 1743. Grâce au baron de Marchais, valet du dauphin Louis-Ferdinand, elle fut invitée au bal de l’écurie, où Jeanne eut le privilège de danser avec le roi. Le lendemain, le roi l’invita à un bal masqué, où elle apparut plus éblouissante que jamais.

  Peu après, elle devint sa maîtresse officielle, et est vite surnommée 'la grisette du roi'. Le 7 juillet 1745, le roi fait Jeanne Marquise de Pompadour, après avoir au préalable prononcé le divorce entre Le Normand d’Etioles et elle. Le 14 septembre, la marquise de Pompadour est présentée à la reine Marie Leszczynska.

  La marquise de Pompadour appelle sa vie de favorite son «combat perpétuel». Elle ne sait que faire pour distraire le roi rongé par un ennui incessant. Elle organisera des bals, fêtes et spectacles très coûteux. Elle ira jusqu’à mettre de nombreuses jeunes filles faciles pour satisfaire au tempérament débauché du roi, et au grand dam de la reine. Mais le roi aimera toujours la marquise de Pompadour, et sera fort affligé que leur liaison soit restée stérile.

  En 1756, elle est nommée dame du palais. Elle s’occupe de politique, encourage les philosophes comme Voltaire et Diderot et les artistes. La marquise s’allie avec l’Autriche de la grande Marie-Thérèse, qu’elle appelle «sa chère amie». Elle conclut le traité de Versailles en 1759, ce qui provoque la guerre de sept ans.

  Jeanne est accablée par le mépris public. La mort de sa fille la plonge dans «une maladie de langueur». Ses poumons sont victimes des courants d’air de Versailles. La marquise de Pompadour meurt le 15 avril 1764, à seulement 42 ans, d’une fluxion de poitrine.

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